Travaux de restauration des milieux aquatiques
Ci-après une liste des opérations de restauration des milieux aquatiques en cours ou menées récemment par le SISN dans le cadre de sa compétence GEMA (cliquer sur le projet concerné pour plus de précisions)
Dans le cadre du PPRE de la Nonette, le SISN a réalisé des petit travaux de restauration de zone humide (étrépage et décapage du remblai afin de remobiliser la banque de graine originelle et de retrouver une végétation caractéristique de zone humide, création de petites mares temporaire pour favoriser la biodiversité des milieux humides) de diversification et redynamisation des écoulements (mise en place de banquettes végétalisée afin d’accélérer les écoulement et de créer un lit d’étiage limitant la sédimentation) et de renaturation de berge (avec des techniques de génie végétal). Ces travaux font suite à ceux réalisés en 2021 pour poursuivre les opérations ayant eu un résultat satisfaisant ou pour reprendre certains aménagements ayant soufferts des crues de 2024.
- La renaturation de 150 mètres de berge de la Nonette à Senlis (reprise des opérations de 2021)
- Etrépage/décapage de 800 m2 de zone humide supplémentaire le long de l’Aunette et création de 3 petite mares temporaires
- Mise en place de 2 banquettes végétalisées supplémentaires dans le lit de l’Aunette (réutilisation de la terre de déblai issue de l’étrépage de la zone humide et de la création des mares)
Ils ont été réalisé mi-septembre 2025 et financé par l’agence de l’eau Seine-Normandie (à 80%) pour la partie concernant l’Aunette. La partie concernant la berge de la Nonette rue St Etienne a été entièrement financée par le SISN. Le montant total des travaux s’est élevé à 15 500 € TTC.
TERMINE / Les travaux sur l’ancien moulin Lagache ont eu lieu en juillet 2025. Ils ont été réalisés par l’entreprise E’Caux Nature.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du CTEC et du PPRE de la Nonette. Elle fait suite au travaux menés en 2020 sur les ouvrages de Toutevoie et qui ont permis de rétablir la connexion entre l’Oise et la Nonette, l’objectif étant de rétablir la libre circulation piscicole et sédimentaire au droit de l’ouvrage.
L’opération permettra de décloisonner 1,6 km supplémentaires de cours d’eau en plus des 1,5 km déjà rendus accessibles à la montaison piscicole par l’arasement des ouvrages de Toutevoie. L’arasement de l’ouvrage permettra également de faciliter l’écoulement des crues en supprimant un obstacle.
Les études préalables ont été réalisée durant l’année 2024 ; le propriétaire de l’ouvrage a donné sont accord pour la réalisation des travaux définis durant la phase d’étude, travaux qui sont prévus pour l’été 2025.
Ces travaux sont réalisés dans le cadre du PPRE de la Nonette et de ses affluents. Il s’agit de restaurer les fonctionnalités d’une zone humide en procédant au déblaiement des terres de remblai et au décapage de la terre de surface afin de remobiliser la banque de graine existante. Cela permettra le développement d’espèces adaptées aux zone humides (principalement des hélophytes) et favorisera la diversité des habitats.
Les terres de déblai sont réutilisées pour créer des banquettes végétalisées dans le lit de l’Aunette, qui ont pour but de redynamiser et diversifier les écoulements du cours d’eau en réduisant la largeur du lit mineur. Ces banquettes resteront submersibles en cas de crue et n’impacteront pas les niveaux d’eau en amont.
Les travaux prévus sont détaillés dans la fiche ci-dessous :
La première phase des travaux (abattage et évacuation des anciens peupliers) a été réalisée durant la première quinzaine de février 2023. Les travaux de terrassement du nouveau lit et de la zone humide se sont déroulé sur environ 2 mois à compter de mai 2023.

Les études préalables ont été lancées début 2021 ; l’état actuel de la Nonette et de la zone humide sur le site de projet est très dégradé, la Nonette ayant été rectifiée avec des berges verticale de plus de 2 mètres de haut et la zone humide riveraine étant parcourue de drains et plantée de cultivars de peupliers. Ces peupliers sont pour la grande majorité morts et/ou détériorés et n’ont plus de valeur économique.
L’objectif du projet et des futurs de travaux est de restaurer les fonctionnalités écologiques de la Nonette et de sa zone humide. Pour ce faire, il est prévu un reméandrage du cours d’eau sur 360 mètres afin de diversifier les habitats et de le reconnecter à la zone humide ; les peupliers seront abattus et évacués, les drains colmatés et des dépressions humides favorables aux amphibien seront créées.
La zone humide et les berges du cours d’eau restaurés feront ensuite l’objet d’un ensemencement et de plantations d’hélophytes, d’arbres et d’arbustes adaptés au milieux naturel humide afin de retrouver une flore locale.
Ces opérations permettront de favoriser le développement d’une biodiversité riche et variée en créant de nouveaux habitats plus favorables et en facilitant la connexion entre le cours d’eau et la zone humide riveraine.
Ci-dessus des photos du chantier en cours.

L’étude préalable a été lancée en juin 2021, l’objectif du projet est de restaurer les fonctionnalités de la Nonette au droit du site concerné en procédant à un reméandrage du lit et une reconnexion avec la zone humide attenante. Cette restauration permettra également à la zone humide de retrouver son rôle de zone d’expansion en y stockant une partie de l’eau lors des crues de la Nonette. Cette eau stockée sera ensuite restituée de manière naturelle au cours d’eau en période de faible de débit garantissant ainsi un niveau d’eau suffisant pour la vie aquatique même en période de sécheresse.
Ces opérations permettront de favoriser le développement d’une biodiversité riche et variée en créant de nouveaux habitats plus favorables et en limitant fortement l’envasement du lit actuel très rectiligne et peu diversifié
Ci-dessus les photos du chantier en cours de réalisation.

L’étude préalable a été lancée en mars 2021 et s’est achevée fin 2021. L’objectif du projet est de restaurer les fonctionnalités de la Launette au droit du site concerné en procédant à un reméandrage du lit et une reconnexion avec la zone humide attenante. Cette restauration permettra également à la zone humide de retrouver son rôle de zone d’expansion en y stockant une partie de l’eau lors des crues de la Launette.
Ces opérations permettront de favoriser le développement d’une biodiversité riche et variée en créant de nouveaux habitats plus favorables et en limitant fortement l’envasement du lit actuel très rectiligne et peu diversifié
Dans le cadre du PPRE des petites opérations de restauration de berges et de cours d’eau ont été réalisées en 2021. Ces travaux comprenaient trois opérations distinctes :
- La renaturation de 150 mètres de berge de la Nonette à Senlis (suppression de protections de berges en béton)
- La suppression d’un ancien dégrillage situé dans le lit mineur du fossé du Prince et impactant la continuité écologique
- La création d’une échancrure dans le seuil résiduel de l’ancien moulin du Gué de Pont sur l’Aunette à Senlis afin de restaurer la continuité écologique
Le site de Toutevoie est un ancien site industriel situé à la confluence même de la Nonette avec l’Oise. L’ancienne usine a longtemps utilisé la force hydraulique pour ses différentes activités. C’est pourquoi le cours d’eau y avait été entièrement canalisé et modifié avec la mise en place de seuils et de vannages dans le but d’exploiter cette énergie. L’utilisation de la force hydraulique a finalement été abandonnée car incompatible avec l’augmentation des besoins en énergie et tous les ouvrages liés ont été abandonné et non entretenu durant de nombreuse années.
La restauration de la continuité écologique de la Nonette à sa confluence avec l’Oise a été désigné en 2011 comme un projet d’intérêt national par le Grenelle de l’environnement. Le SISN a donc entrepris. grâce à une déclaration d’intérêt général, de réaliser la concertation avec les propriétaires du site ainsi que toutes les études préalables et dossiers règlementaires nécessaires en vue de la réalisation des travaux.
L’objectif (atteint) était de supprimer la contrainte des anciens ouvrages hydrauliques sur le libre écoulement de eaux en restaurant la continuité piscicole et sédimentaire de la Nonette. Ces travaux ont été réalisés en 2020.

Un radier béton avait été ajouté sous le pont au début des années 2000 afin de le stabiliser. Cependant, sa conception a eu pour conséquence une réhausse du fond lit de plus de 40 cm engendrant, en amont, un fort ralentissement des écoulements, un envasement accru du lit et une chute infranchissable pour la faune piscicole. Par ailleurs, cette réhausse du niveau d’eau a également impacté le ru de Chambord confluent avec la Nonette juste en amont du pont et dont l’écoulement s’est retrouvé inversé sur la partie aval.
L’opération réalisée par le SISN a permis de supprimer l’ouvrage infranchissable tout en garantissant la stabilité du pont via la mise en place d’un nouveau radier « transparent » (n’impactant pas l’écoulement des eaux) au sens de la continuité écologique.

Sur ce secteur l’Aunette présentait un lit sur-large dû aux anciennes opérations de curage et de recalibrage, avec les faibles débits du cours d’eau le lit s’est progressivement envasé et la faible lame d’eau en période d’étiage n’était pas favorable au développement de la biodiversité.
Les travaux de restauration de l’Aunette portés par le SISN dans le marais de Bray/Barbery ont pris fin comme prévu après 2 mois de travaux le 15 novembre 2018.
L’Aunette y est métamorphosée, elle retrouve un fonctionnement et une dynamique bien plus naturels et adaptés au développement d’une biodiversité riche et variée. Le cours d’eau enchaîne une succession de faciès variés (rapides et lents, peu profond et plus profond), les berges en pentes douces et banquettes permettent la reconnexion entre milieux terrestres et milieux humides.
Un ancien seuil dégradé était présent en travers du lit de ru du fossé du Prince dans le marais d’Avilly. Cet ouvrage impactait sensiblement l’écoulement des eaux et le transit sédimentaire en amont. Après recherches avec les services de l’état, il s’est avéré que ce seuil n’avait aucune existence légale (aucun droit d’eau ou autre document officiel ne mentionnait cet ouvrage).
Avec l’accord du propriétaire, le SISN a dont procéder à la création d’une échancrure en forme de V dans l’ouvrage béton. Celle-ci a permis de supprimer la chute tout en gardant un écoulement dynamique (en réduisant la section) en amont et en aval réduisant ainsi l’envasement du lit. Des déflecteurs rustiques (troncs et branches) ont été mis en place en amont toujours dans l’objectif de redynamiser les écoulements.
Travaux d’entretien des milieux aquatiques
L’entretien hivernal ou entretien de la ripisylve* est réalisé par tranche annuelle sur une vingtaine de kilomètre de cours d’eau prédéfinis dans la programmation pluriannuelle (PPRE). Les conditions d’intervention ainsi que l’objectif recherché par ces travaux sont définit ici .
Depuis 2025 et suite au retrait des financeurs habituels, les campagnes d’entretien de la végétation des berges (ripisylve) définies par le PPRE sont réalisées entièrement sur fonds propres du SISN.



(*végétation des berges de cours d’eau)
IMPORTANT : Depuis 2025, le SISN ne réalise plus de campagne d’entretien estival. Cette décision fait suite à l’arrêt des subventions pour ce type de prestation de la part des anciens financeurs : l’agence de l’eau Seine Normandie (40%) et Département de l’Oise (40%). Des interventions exceptionnelles, ponctuelles et ciblées peuvent encore être réalisée (grâce à la DIG en vigueur) en cas d’urgence via les services internes du SISN.
Les travaux d’entretien estivaux sont réalisés chaque année en fonction des besoins et des conditions climatiques (développement de la végétation). Les conditions et les objectifs d’intervention du SISN sont détaillés sur la page PPRE

Les interventions du SISN ne sont pas des intervention paysagères ! Elles sont justifiées par l’intérêt général uniquement.
Le propriétaire riverain reste responsable du maintien du bon écoulement et de l’entretien régulier de ses berges (L215-14 du CE).
Lutte contre les espèces exotiques envahissantes
L’hydrocotyle fausse-renoncule est de loin l’espèce la plus problématique sur le bassin versant. Elle a été détectée une première fois en 2008 sur le bassin versant puis une seconde fois en 2013. En 2014, un diagnostic conduit avec le conservatoire botanique de Bailleul (CBNBl), a mis en avant la forte prolifération de l’espèce sur le bassin versant entre Mont-L’Evêque et Chantilly.
C’est pourquoi le SISN a lancé, depuis 2015, d’importantes opérations d’arrachage mécanique et manuel sur plus de 12 km de cours d’eau. Depuis lors, ces opérations sont renouvelées tous les ans afin de contenir la prolifération de l’espèce et de l’éradiquer sur le long terme.
Depuis 2022, les opérations d’arrachage de l’hydrocotyle fausse renoncule réalisées par le SISN sont financées à 80% par le Fond Vert.

Les rapports d’intervention :
Les bilans d’intervention annuels pour la lutte contre l’hydrocotyle fausse renoncule menée par le SISN, sont disponibles ci-dessous :
Le Conservatoire National Botanique de Bailleul (CBNBl), partenaire du SISN, a également réalisé un bilan des interventions réalisées sur le bassin versant de la Nonette entre 2013 et 2020. Ce rapport est disponible ici.







































































































































